Et bien puisque nous allons parler de révolution commençons par une bonne définition qu'est ce qu'une révolution ?

Ce mot bien galvaudé de nos jours, encore que moins à la mode qu'il ne l'était il y a une trentaine d'années, dit à la fois une chose et son contraire.


Au premier sens du terme la révolution décrit un mouvement circulaire consistant pour un objet à revenir à son point de départ après être passé par le poids le plus éloigné de celui ci; c'est la définition géométrique en quelque sorte de la révolution.


Au deuxième sens du terme c'est exactement l'inverse un changement total dans les institutions dans les moeurs dans la pensée qui fait que plus jamais les choses ne se passeront comme avant.


Cette parfaite contradiction n'est qu'apparente car elle provient d'un seul et même événement et d'un seul et même homme Nicolas Copernic.

Nicolas Copernic était né en 1473 en Poméranie, c'est une région qui alors était en Prusse et aujourd'hui en pologne et c'était un astronome qui en 1511 a établi que la terre tournait autour du soleil décrivant un parcours fermé en 365 ou 366 jours selon les années.


La terre est donc par essence révolutionnaire en même temps cette révélation provoque un bouleversement dans toutes les conceptions géométriques et géographiques du temps; c'est pourquoi on a parlé de révolution copernicienne.

Mais le terme de révolution ne s'est installé que lentement. Contemporaine de Copernic celle du monde des arts s'appelle renaissance et celle du monde de la religion s'appelle réforme.

La distinction d'ailleurs entre révolution et réforme a fait couler beaucoup d'encre et de salive nous aurons sans doute l'occasion d'y revenir mais lorsque Pierre de Ronsard publie ses premiers sonnets en 1550 on parle cette fois de révolution dans la poésie puis la notion s'empare de la politique avec la première grande évolution de l'histoire qui n'en déplaise à la vanité française ne vient pas de France mais d'Angleterre.


Et oui! la première grande révolution de l'histoire elle est anglaise elle se produit de 1642 à 1651 avec un grand révolutionnaire qui s'appelait Olivier Cromwell et qu'on peut même considérer comme le premier grand révolutionnaire de l'histoire au sens moderne du terme.

Il y aura même une deuxième révolution anglaise en 1688 1689. Et oui tiens, juste cent ans avant la grande révolution française cette révolution anglaise qui conduit sur le trône le roi Guillaume III d'Orange qui venait comme son nom l'indique de la région d'Orange dans les pays bas.


La France elle a alors connu une révolte, la fronde, mais la fronde n'a pas débouché sur une révolution, ce n'est qu'une révolte et là aussi il faudra sans doute parler de la différence entre révolte et révolution.

Enfin intervient en France la grande révolution de 1789, encore que on peut se demander si elle ne transfère pas sur le vieux continent la révolution de 1776 en Amérique. Dans ce temps elle se serait inspirée de la révolution américaine qui a donné lieu à l'indépendance des Etats Unis et puis ensuite évidemment les révolutions se sont de nouveau multipliées au cours des siècles en europe en amérique en asie et même en afrique.


Nous aurons donc l'occasion d'y revenir. Voilà donc un sujet multiforme qui nous retiendra longtemps toutes les révolutions ont en commun de diviser ou de répartir la population si l'on préfère en cinq catégories: il y a d'abord les acteurs ceux qui la font, nous aurons l'occasion d'en reparler beaucoup, les témoins qui la racontent, mais il ne faut pas oublier non plus les victimes des révolutions, les bénéficiaires et bien sûr les ignorants ; car beaucoup des révolutions du 18e ou 19e siècle étaient encore inconnues de la moitié ou du moins du tiers des peuples dans lesquelles elle s'était produite donc dans les semaines qui viennent nous reviendrons sur tout cela nous ferons des portraits de révolutionnaires et aussi des portraits de contre révolutionnaires car cette notion assez mal connue est toujours consubstantielle à celle de révolution merci et à bientôt C'était notre histoire avec notre historien Daniel de Montplaisir


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  • RMF

Mis à jour : mai 15

Par Delphine Béné

23 juin 2021







7h04

Je sors d'un cours de yoga virtuel. J’ai médité, je me suis auto centrée, je me suis bien regardée sur toutes les coutures. J'ai bien effacé toutes mes pensées limitantes, mes traumatismes vécus…

J'ai écouté MES émotions. Je me suis bien régalée à m'étudier, m'écouter, me scruter...

Ah vous êtes là ?

Salut. JE vous avais oublié.


9h

Je viens de passer à la boulangerie juste pour faire un coucou à mon boulanger désœuvré (oui parce que je fais mon pain bio sans gluten dont le blé de la farine a poussé localement sur les toits de Rosemont Petite Patrie,) toute seule. Levé 3h du matin et toutes les 2h, la minuterie de mon téléphone sonne pour réactiver mon levain (entendons par là mettre de la farine et de l’eau. Mais c’est tellllllllllllllllement gratifiant quand ça gonfle).


9h24 ou 11h32

La belle journée de télétravail sur Zoom, (pour ne pas m'infecter, être sûre que les autres ne me bactérisent ni ne me virusent (oui dans le monde de demain on conjugue ces 2 mots) peut commencer.

Entre 2 newsletters d'un mec qui veut me vendre une formation (mais avec un livre gratuit pour faire connaissance quand même), comprenons là aspirer le max d'infos et de datas pour pouvoir les revendre et continuer de m’inonder de mails à l'objet accrocheur et bien senti "gagner votre vie sur internet en 6 jours, sans travailler plus de 6 minutes quotidiennes", je m'installe à mon "home office", calée entre le lave vaisselle et mon canapé.


13h30

Réunion d'équipe. Je Whatsapp Monique, anciennement comptable, 67 ans (oui demain on travaillera vieux) qui s’est fait former pour devenir codeuse fullstack sur Python (oui… parce qu'il faut digitaliser les babyboomers).... D’ailleurs je me demande comment elle s’en sort elle qui a eu déjà du mal à passer de son lecteur DVD à un smartphone.

-Allô Monique

-Allô tu m’entends… %#&*^... Et là tu m’entends ? Tu me vois?

-Oui je t’entends Monique mais je ne te vois pas. Clique sur le picto avec les flèches dans l’appareil photo, là je vois le comptoir de ta cuisine. Ah voilà.

-tu me vois là?

-bah que tes cheveux mais bon…. Bon en fait non… Laisse tomber, les cheveux c’est déjà pas mal.

-Ça va?

-Et toi?

-Oui ça va.

-Et toi ça va?

-Bah super.

-Bon bah laisse tomber. Avant d’attaquer une petite discussion sur la météo je te sou-h-aite- u-ne-Bo-nne- jour-née Mo-nique! …

-tu m’entends là?

- bip… BiBip…


15h

Sur ma page perso Facebook, j’ai envie d’envoyer une photo prise ce matin, de ma salle de bain particulièrement stylée, en me disant que ça va vraiment intéresser du monde. J’ai mis une heure à faire la mise en scène: Brosse à dents à gauche, on aperçoit le rideau de douche négligemment ouvert derrière, 33 filtres… Chouette Facebook me dit que je peux booster ma publication pour que 12 personnes dans mes amis puissent la voir. Chouette belle opportunité.

Et si je passe pro, pour 45 dollars, je pourrais atteindre 16 000 personnes. (16 000 personnes potentiellement intéressées par ma photo de salle de bain? Wow ! )... Oui dans le monde de demain Facebook te montrera surtout des photos de merde et de la pub (à l'ancienne quoi, comme au bon vieux temps… ).


13h - 17h…

Mon téléphone ne cesse de biper. Le pain, un mail, un messenger, le pain…

Et je passe donc la journée à recevoir tout un tas de cochonneries pour me vendre des trucs dont je n’ai strictement rien à faire, si même tant est qu’ils soient estampillés « consommation locale »… J’en suis même à regretter les « enlarge your penis ». Je suis super ciblée sur les réseaux sociaux et les infolettres. Pas de découverte possible. Mais non je ne vais pas non plus acheter de Toyota même si elle est produite au Québec… même si Youtube me l’implore dès que j’ouvre une vidéo.

D'ailleurs on tente de me vendre des trucs mais je n'ai plus d'argent, parce que je n'en gagne pas. Mais l' happiness officer de ma compagnie a fait un webinar vraiment brillant dans mon entreprise pour dire "# ça va bien aller".

À bien y réfléchir, sur Zoom aujourd'hui, y avait pourtant moins de monde qu'hier…des licenciements ? Nan… Quand même….


18h

Je file sur LinkedIn. Je m'autocongratule, je poste 3 ou 4 "tellement inspirant" par ci par là sur des comptes de gens que je ne rencontrerai jamais vraiment pour de vrai (à moins qu'ils ne prennent leur température devant moi, et que je sois sûre que le mercure ne soit pas plus élevé que 36.9.

A 37, 37.2… ça commence à être douteux.

Et puis j’essaie quand même de me connecter avec une personne réseau 2, avec qui nous pourrions faire un peu de business, ou en tous cas projeter quelque chose d'intéressant à faire ensemble aux vues de ses compétences (e-formation en culture hydroponique intérieure de tomates…) mais cette personne dont le titre est "manager VP de la direction entrepreneuriale d'elle-même" ne me répondra certainement pas…

P'tre qu’elle n'a pas la 5G et que mon message ne lui est pas parvenu...


17h06

Un peu de farine, un peu d'eau… Mon levain wow! Il pue ! c'est vraiment gratifiant !


17h09

Ah un nouveau message. D'un contact de contact qui me dit qu’il a bien reçu mon message, qu'il me propose de lui envoyer un mail avec mes coordonnées téléphoniques pour me rappeler prochainement… Chouette ça avance.

Dans le monde de demain le fait d’être hyper connecté permet d’être vraiment plus productif et réactif. .

Voilà… Ma journée de travail a bien avancé.

Depuis mon réveil à 7h du mat, je n’ai parlé à personne en vrai parce que j’ai peur. Et puis les 2 dernières personnes qui ont voulu me parler, lorsque j’ai aéré les fenêtres de mon salon qui est aussi devenu mon bureau, salle à manger, cuisine, chambre, pièce à vivre… je leur ai envoyé les flics. Ils se baladaient. Avaient l’air TROP heureux ; y en a même un qui faisait du jogging, ou en tout cas il courrait et potentiellement pouvait représenter un vrai danger … en plus, ils m’ont approché à 6 mètres (ou 23 pieds à peu près… Maudit système impérial) j’ai eu peur. J’ai dit au policier qu’ils sortaient "vivre", et que ce n’était pas de 1ere nécessité. Alors j’espère qu'ils ont eu une bonne amende. La délation c'est pas bien. Mais les actes civiques c'est correct.


17h13

Acte civique 2, je vais "faire ma part" pour la planète. Je vais upcycler. Rendez vous sur Kijiji:

"Paire de skis neufs, environnement sans fumée" : 12 dollars.

De toute façon, dans le monde de demain on ne se divertit plus. On fait éventuellement du e-ski sur Fortnite, mais on laisse la nature reprendre ses droits. De toute façon, une famille d'ours vit dans une télécabine, les cerfs ont investi la billetterie, et des outardes gloussent sur les pistes … Partant de là, les skis…

Trop de joie. J’ai hâte d'avoir 30 messages pour me demander des informations supplémentaires comme la taille, l'état, un reportage photos des spatules… ça me conforte, je vais les garder longtemps ces skis.


19h détente….

Pas d'apéro sur House party. La meilleure nouvelle de la journée!

Chouette pour fêter ça, je me prépare pour un super concert. Je me mets donc mon pyjama et mes plus beaux chaussons (non demain je ne porterai pas non plus de chaussons, c’est plouc et moche,… ouf toutes mes croyances limitantes et mes traumatismes profonds n'ont pas disparus dans le cours de yoga shavahanna sanhah shanavh d'hier).

Donc super concert en perspective. Voir Céline Dion, Beyonce ou Patrick Bruel je ne sais plus tellement j’ai de choix ce soir. Je crois que les notifications pour les lives sur Instagram m’ont rendu épileptique à force de sonner. Mais bref, beau festival dans mon salon… et dans celui des artistes aussi d' ailleurs. Sorte d'Osheagea entre le bloc de clim et la table à repasser de Lady Gaga c'est bien… mouuuais… Je sais pas.


20h (oui dans le monde de demain, je dîne, je soupe, je dîne… enfin je sais plus, mais tard)…

Parce qu’à force de ne pas faire grand-chose je suis quand même débordée.

Je vais donc me faire un bon dîner. Un petit coup sur Google image. Depuis qu’il n y a plus que du zéro déchet, faut que je vérifie si les contenants de mes pots en verre (sans BPA) sont des graines de chia ou de sésame.

Merde. Je suis allergique d'ailleurs… Mais je ne me souviens plus à quoi tellement j'en ai découvert des allergies.


20h34

Je cale une visite conf. sur www.docjaiunprobleme.ca

Faut de toute façon que je lui parle au e-doc, une protubérance m'a poussé sur le visage. J'ai peur d'avoir été contaminée par un virus ORL naso bucal H2N6 ou version ultérieure. Ça m'irrite l'oreille. Sur un forum avec pourtant aucun médecin ni même personnel médical, on m’a assuré que ça devait être un masque… je ne sais pas j’ai perdu confiance dans "les gens" . On me cache un truc. Suis en train de devenir complotiste.


23h

Fin de concert, j'ai plus de batterie. Ouf j'ai quand même eu le temps de faire une storie sur Instagram.


Je n'ai plus vraiment de projets, d'objectifs, je sens quand même que je ne vais pas si bien. Oups… Mon pain brûle. Vivement demain!



2 avril: comme tous les pays et régions du monde, l'Italie, la France… le Québec fait face à une situation tout à fait inédite, où les élans de solidarité sont merveilleux à voir.

Les travailleurs (médicaux, services de 1ere nécessité publics ou privés …) en première ligne sont particulièrement admirables, certaines initiatives du monde de l'entrepreunariat sont véritablement extraordinaires, les actions d'entraides, les actes citoyens de respect au Québec me dressent les poils et chaque jours je suis vraiment reconnaissante d'avoir la chance de vivre à Montréal (et même un peu en Estrie) …


Je suis particulièrement admirative de la résilience, de la force et de l'unité québécoise. Je mesure aujourd'hui l'intensité de la fierté québécoise. Et même son sens 1er. Celui de s'être construit une identité, seul, sans soutien, affrontant des crises précédentes, dans un climat difficile et avec un petit marché mais particulièrement solidaire.


Économiquement on va traverser une période compliquée. Oui ça va bien aller mais oui il va falloir parler des vraies affaires et prendre en compte le marché québécois.


Le business / les affaires c est pas tout. Mais le business ce n'est pas rien. Ce sont des emplois et le sort des familles et notamment des familles au Québec.

"Consommez local" sera bientôt l'injonction post covid-19.

Alors il va falloir prendre en compte le changement du marché des consommateurs québécois. Et comme je ne connais pas tout, mais seulement un peu Montréal, parlons de Montréal.


Postulat :

Il faut consommer local pour soutenir et relancer l'économie

Problématique : il faut connaître les produits locaux avant de pouvoir - et avoir envie - de les acheter et les consommer.

Solution: il faut que les marques locales soient visibles et communiquent (à hauteur des marques d'importation) auprès de TOUS les montréalais.


Postulat :

Les québécois (nés au Québec) sont déjà sensibilisés à la consommation locale.

Problématique : Montréal n'est pas constitué QUE de Montréalais natifs.

Solution:

Il va falloir prendre en compte le changement du marché québécois, composé à l'heure actuelle d'une immigration de plus en PLUS grande. Ex: 150 000 français à Montréal


Postulat :

Consommer québécois lorsqu'on n'est pas québécois n'est pas une priorité: par méconnaissance des produits, parce qu ils sont souvent plus chers… parce que nous n'avons pas d'affect particulier avec telle ou telle marque…

Problématique: créer de l'affect avec les marques du Québec auprès d'une cible de consommateurs

Solution: faire connaître les marques québécoises auprès de cette cible sur des supports qu'ils lisent, écoutent, regardent.


Postulat :

Les français ne consomment que très peu les médias majeurs locaux, et le discours d'un québécois sur un produits n'a pas le même impact qu'une recommandation d'un produit par une autre personne née dans le même pays avec les mêmes références culturelles.

Problématique: comment faire connaître et apprécier un produit par une personne qui elle même sera prescripteur de ce produit auprès de son cercle amical et des nouveaux arrivants.

Solution: faire connaître les produits du Québec via des médias fait par et pour des français ici.

Et Non, créer de l'affect pour les marques du Québec ne passent pas par des pubs Facebook, ou du digital, mais bien par des relais humains, entre personnes qui se ressemblent.


Un exemple en chiffres:

5000 personnes entendent sur RMF le nom d' un produit québécois, 2% l'achète, sur ces 10 personnes, 3 aiment le produit. 1 personne le recommande à 2 amis nouvellement arrivés, qui eux même le recommanderont à 2 personnes nouvellement arrivées (sans que la marque ait à réinvestir) … vous voyez l'idée du client prescripteur ?


Aller chercher les nouveaux arrivants comme client, c'est communiquer auprès des immigrants montréalais déjà ici depuis plus de 4 ans. Ils sont les meilleurs commerciaux des marques auprès des nouveaux arrivants.


Attention on s'entend bien que les français ne vont pas sauver l'économie québécoise et sa consommation. Mais voir le marché des français comme un levier de croissance pour l'économie des compagnies quebecoises, et intégrer dans sa stratégie de communication les français comme consommateurs potentiels et les voir comme prescripteurs de vos produits auprès des nouveaux arrivants, ça c'est gagnant.

Le marché québécois a changé, et le profil des français aussi. L'histoire ne se reproduit pas. Il n'y a pas de colons. Et proposer des idées n est pas imposer ses idées. L'arrogance culturelle française est certainement une réalité puisqu'elle est perçue comme telle mais les profils des français ont bien changé.


Ce n'est plus des hordes d'étudiants qui achètent du seconde main sur Kijijiji l'air méprisant. On parle de personnes francophones, souvent diplômées, venues avec des devises euros à 1.5, des talents, des aventuriers solos ou des familles qui ont découvert ou vont découvrir le Québec avec enthousiasme parce que c est un choix.

Aucun français n'a "besoin" de venir vivre au Québec. Il le fait par choix. Et s'il est parfois outrancier même si ce n est pas défendable c'est parce qu il veut le meilleur pour le pays qu il a choisi. C est épidermique mais ça part le plus souvent d'une intention d'amélioration. Or s améliorer, n est- ce pas la direction que chacun d' entre-nous, souhaitons prendre ?


Chacun y va de ses réflexions autour de ses propres problématiques en ces temps si particulier.

Je ne pense pas faire ça aujourd'hui.

Ce qui est vrai pour les français au Québec est vrai pour tous les montréalais qui ne sont pas nés ici.


Le racisme (ou si le mot est trop fort, le protectionnisme sélectif en fonction de l'endroit où les personnes sont nées) ne mène à rien. Tirer profit d'une population non négligeable, travailler ensemble et se faire connaître c'est se comprendre au delà de nos cultures. Les appréhensions sont compréhensibles et historiques mais c'est aussi la construction d'une nouvelle histoire que de se reconnecter "pour vrai" . Et c'est aussi dans les crises qu'il faut affronter les réalités.


Et de cette connexion peut naître d'autres connexions plus larges. Pourquoi ne PAS exporter et faire connaître les produits ou services québécois sur d'autres marchés. Et la France est une belle porte d entrée sur l'Europe (soit dit en passant). Avec 150 000 français à Montréal, le marché test ici est un atout.


Entendons nous bien. Les français n 'ont pas l'esprit communautaire. En revanche, le naturel fait qu ils se rassemblent parce qu ils sont déjà culturellement proches et que leur situation au Québec les rapprochent. Mais ils ne sont pas communautaires pour autant. En revanche ce qui est certain c est qu ils sont toujours prescripteurs auprès de leur cercle, d' où l'idée du bouche à oreille important. Ils ne sont pas communautaires parce que les recommandations ne fonctionnent QUE si le produit ou service leur plaîse et non pas parce qu'il est fait au Québec par un français. Et dernière chose, il faut pour faire connaître les produits du Québec sur cette cible, avoir une vision " long terme" , parce qu il faut que les étapes d'adoption de la marque se fassent et qu'elles ne se font pas en 15 jours .


Oui j ai fait des généralités, ce que je n aime pas beaucoup mais les exceptions ne font pas la majorité.


Dernier point: sur RMF nous pourrions prendre le parti de ne faire connaître que les produits/services proposés par des français au Québec. Aider uniquement les entrepreneurs français du Québec. Mais mettre une frontière dans notre émission ou nos podcasts n'est vraiment pas notre vision. Nous souhaitons résolument faire connaître les meilleurs produits et services québécois parce que le Québec est le pays que nous avons choisi, que l avenir des générations suivantes est en jeu, et que dans cette génération il y a aussi notre fils né à ste Justine.

En bref je suis à votre disposition si vous souhaitez entrer en contact avec moi pour discuter… Qui sait ce que l'avenir d'une discussion pourrait nous apporter …


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